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CAUE 78 - Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement des Yvelines
Journée de lancement de l’Atlas des paysages des Yvelines

La présentation du nouvel Atlas des paysages des Yvelines a donné lieu le 1er février 2017 à une journée d’échanges et de visites. Retour écrit et filmé pour en retrouver l’essentiel !

« Le paysage, c’est capital ! »

Accueillant les participants dans l’amphithéâtre de l’école de musique, Michel VIALAY, maire de Mantes-la-Jolie, va droit au paysage.
Jouant comme des wagons de son voisinage avec la voie ferrée, un clocher en ligne de mire dans son arrière-cour, le bâtiment aussi (Badia Berger, architectes) parle paysage.
Un paysage, des paysages, que les intervenants de la matinée, posent tour à tour comme « pierre angulaire de la protection d’un cadre de vie » relevant d’« une pensée globale » et « affaire de tous  ».

La vidéo ci-dessous donne un aperçu de la journée de présentation de l’Atlas. Les vidéos retraçant les différentes interventions sont à retrouver sur la chaîne Youtube du CAUE


Un point d’accord, le paysage ?

Sous une grande fresque colorée, des habitants en recherche de signatures pour préserver le bassin versant de la Montcient de l’extension des carrières cimentières Calcia laissent apercevoir une facette moins consensuelle.
« On construit, on construit, mais on ne prévoit pas les infrastructures » : Maurice BOUDET, maire de Rolleboise, évoque la destruction des paysages, lorsqu’il faut y ménager des voies « après coup ».

Lorsque le paysage n’est pas « remarquable », c’est à dire remarqué et protégé, on le dit « ordinaire », voire, on ne le dit pas du tout. Il faut alors aller le chercher, le révéler, et le prendre en compte. Oui, mais comment ?

L’atlas ou comment prendre en compte le paysage

A ce « comment », l’Atlas des paysages des Yvelines apporte les premiers éléments de réponse. Ceux qui vont permettre d’inscrire la commune, le site du projet ou des réflexions territoriales dans une entité paysagère, dans des continuités et singularités, dans des perceptions proches et lointaines et dans des dynamiques en cours. Des éléments de nature à élargir le regard et éclairer la décision.

Un bel outil, « une vision un peu idéalisée », « mais il faut rêver » rappelle l’ancien inspecteur des sites, Yves PÉRILLON.
L’atlas pointe ce qui est. Ce qui va, « ce qui est fragilisé, ce qui est menacé », et les points noirs aussi, précise Gabrielle GRENET (CD 78) après que Vincent JEANNIN (inspecteur des sites DRIEE) a exposé le fonctionnement des onglets du site internet, déployé ses cartes sensibles et montré ses blocs-diagrammes.
« Actualisé à quelle fréquence ? » s’interroge la salle, qui demande également que des liens plus explicites soient faits avec les dispositifs de protection existants, même si l’atlas, dépourvu de valeur juridique, est un outil de prise en compte et non de préservation.

Retrouver un sol, faire passer un tramway : deux propositions paysagères

Maxime SAÏSSE (Espace Libre, paysage et urbanisme) présente son travail au Val Fourré : retrouver un sol, emprunter leur écosystème aux berges de la Seine, définir un éclairage apaisé, proposer un paysage à vivre inspiré du grand paysage et qui « allie contemplation et usages ». Grâce à un porte-à-porte très étendu, les paysagistes ont pu réduire le nombre de places de parking prévues de 2,5 à 1 par logement. Des places travaillées dans leur proximité avec les appartements pour dégager les cœurs d’îlots, et sur un sol en béton poreux laissant place à un paysage de mousses.

C’est du côté de l’Atlas Trudaine (1745-1780) que la présentation à deux voix de l’aménagement du tramway qui relie Vélizy à Chatillon depuis 2016 - 14km, 21 stations et 70 000 voyageurs par jour - trouve son point de départ. Après l’exposé du contexte de Cécile ILLIAL (CD78), Elise ARNOUX (agence Reichen et Robert associée à Péna Paysages) évoque les contraintes d’un tram sur pneu dont on ne peut pas végétaliser la plateforme, l’objectif de conserver la grande perspective tenue ouverte par la ville qui a permis d’accueillir la nouvelle infrastructure, celui de ne pas céder à la monotonie et de former autour de chaque station une petite place spécifique en veillant à bien relier les cœurs d’îlot au tram.

Il n’ y a pas de petits projets de paysage

Deux émergences des temps d’échange orchestrés par Elisabeth ROJAT-LEFEBVRE, directrice du CAUE 78 apparaissent : le faible coût de la prise en compte du paysage, si l’on rapporte le montant d’une étude paysagère aux investissements en travaux et l’aide potentielle de l’atlas pour articuler le grand paysage et l’échelle communale. « Les petits projets ne sont pas des petits projets » concluait Mme KOLLMANNSBERGER, vice présidente du CD 78.

La prochaine étape est déjà engagée : la diffusion de l’atlas, et en particulier sa présentation aux élus du département pour qu’ils puissent s’en saisir pleinement.
En conclusion de la matinée, Bruno CINOTTI, Directeur Départemental des Territoires saluait le caractère partenarial (DRIE, DDT, CD et CAUE) de la réalisation de cet atlas. Il lançait ensuite un appel à contribution à tous les participants pour en actualiser également depuis le territoire les multiples informations.
Anne Demerlé-Got

- Programme de la journée du paysage (PDF - 122.3 ko)
- Parcours de la visite (PDF - 267 ko)
septembre 2017
L M M J V S D
28 29 30 31 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
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Journée de lancement de l'Atlas des paysages des Yvelines

La présentation du nouvel Atlas des paysages des Yvelines a donné lieu le 1er février 2017 à une journée d’échanges et de visites. Retour écrit et filmé pour en retrouver l’essentiel !

« Le paysage, c’est capital ! »

Accueillant les participants dans l’amphithéâtre de l’école de musique, Michel VIALAY, maire de Mantes-la-Jolie, va droit au paysage.
Jouant comme des wagons de son voisinage avec la voie ferrée, un clocher en ligne de mire dans son arrière-cour, le bâtiment aussi (Badia Berger, architectes) parle paysage.
Un paysage, des paysages, que les intervenants de la matinée, posent tour à tour comme « pierre angulaire de la protection d’un cadre de vie » relevant d’« une pensée globale » et « affaire de tous  ».

La vidéo ci-dessous donne un aperçu de la journée de présentation de l’Atlas. Les vidéos retraçant les différentes interventions sont à retrouver sur la chaîne Youtube du CAUE


Un point d’accord, le paysage ?

Sous une grande fresque colorée, des habitants en recherche de signatures pour préserver le bassin versant de la Montcient de l’extension des carrières cimentières Calcia laissent apercevoir une facette moins consensuelle.
« On construit, on construit, mais on ne prévoit pas les infrastructures » : Maurice BOUDET, maire de Rolleboise, évoque la destruction des paysages, lorsqu’il faut y ménager des voies « après coup ».

Lorsque le paysage n’est pas « remarquable », c’est à dire remarqué et protégé, on le dit « ordinaire », voire, on ne le dit pas du tout. Il faut alors aller le chercher, le révéler, et le prendre en compte. Oui, mais comment ?

L’atlas ou comment prendre en compte le paysage

A ce « comment », l’Atlas des paysages des Yvelines apporte les premiers éléments de réponse. Ceux qui vont permettre d’inscrire la commune, le site du projet ou des réflexions territoriales dans une entité paysagère, dans des continuités et singularités, dans des perceptions proches et lointaines et dans des dynamiques en cours. Des éléments de nature à élargir le regard et éclairer la décision.

Un bel outil, « une vision un peu idéalisée », « mais il faut rêver » rappelle l’ancien inspecteur des sites, Yves PÉRILLON.
L’atlas pointe ce qui est. Ce qui va, « ce qui est fragilisé, ce qui est menacé », et les points noirs aussi, précise Gabrielle GRENET (CD 78) après que Vincent JEANNIN (inspecteur des sites DRIEE) a exposé le fonctionnement des onglets du site internet, déployé ses cartes sensibles et montré ses blocs-diagrammes.
« Actualisé à quelle fréquence ? » s’interroge la salle, qui demande également que des liens plus explicites soient faits avec les dispositifs de protection existants, même si l’atlas, dépourvu de valeur juridique, est un outil de prise en compte et non de préservation.

Retrouver un sol, faire passer un tramway : deux propositions paysagères

Maxime SAÏSSE (Espace Libre, paysage et urbanisme) présente son travail au Val Fourré : retrouver un sol, emprunter leur écosystème aux berges de la Seine, définir un éclairage apaisé, proposer un paysage à vivre inspiré du grand paysage et qui « allie contemplation et usages ». Grâce à un porte-à-porte très étendu, les paysagistes ont pu réduire le nombre de places de parking prévues de 2,5 à 1 par logement. Des places travaillées dans leur proximité avec les appartements pour dégager les cœurs d’îlots, et sur un sol en béton poreux laissant place à un paysage de mousses.

C’est du côté de l’Atlas Trudaine (1745-1780) que la présentation à deux voix de l’aménagement du tramway qui relie Vélizy à Chatillon depuis 2016 - 14km, 21 stations et 70 000 voyageurs par jour - trouve son point de départ. Après l’exposé du contexte de Cécile ILLIAL (CD78), Elise ARNOUX (agence Reichen et Robert associée à Péna Paysages) évoque les contraintes d’un tram sur pneu dont on ne peut pas végétaliser la plateforme, l’objectif de conserver la grande perspective tenue ouverte par la ville qui a permis d’accueillir la nouvelle infrastructure, celui de ne pas céder à la monotonie et de former autour de chaque station une petite place spécifique en veillant à bien relier les cœurs d’îlot au tram.

Il n’ y a pas de petits projets de paysage

Deux émergences des temps d’échange orchestrés par Elisabeth ROJAT-LEFEBVRE, directrice du CAUE 78 apparaissent : le faible coût de la prise en compte du paysage, si l’on rapporte le montant d’une étude paysagère aux investissements en travaux et l’aide potentielle de l’atlas pour articuler le grand paysage et l’échelle communale. « Les petits projets ne sont pas des petits projets » concluait Mme KOLLMANNSBERGER, vice présidente du CD 78.

La prochaine étape est déjà engagée : la diffusion de l’atlas, et en particulier sa présentation aux élus du département pour qu’ils puissent s’en saisir pleinement.
En conclusion de la matinée, Bruno CINOTTI, Directeur Départemental des Territoires saluait le caractère partenarial (DRIE, DDT, CD et CAUE) de la réalisation de cet atlas. Il lançait ensuite un appel à contribution à tous les participants pour en actualiser également depuis le territoire les multiples informations.
Anne Demerlé-Got

- Programme de la journée du paysage (PDF - 122.3 ko)
- Parcours de la visite (PDF - 267 ko)
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