Facebook
  • Portail documentaire
  • ABCdaire du particulier
  • L'observatoire des CAUE
  • Ekopolis
CAUE 78 - Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement des Yvelines
Matières à réflexion

La concertation : un projet politique

Le choix d’un type de concertation, voire d’absence de concertation, reflète la posture des élus face à « leur » population. Car la concertation se met au service de leur vision du territoire. Et la décision finale revient toujours à l’élu, qui ne doit toutefois pas tout attendre de la concertation. Quand ils participent, les habitants ne font pas le projet. Celui-ci relève toujours d’une maîtrise d’ouvrage et d’une maîtrise d’œuvre dont le travail est alimenté par les apports des habitants.

Maire de Loos en Gohelle (Pas de Calais)* et adepte depuis sa première mandature en 2001 d’un partage de la réflexion avec ses administrés, Jean-François Caron s’était exprimé devant plusieurs CAUE, lors d’un séminaire sur l’étalement urbain organisé par la FNCAUE   et le CAUE du Pas de Calais à l’automne 2009.

Il évoquait cinq avantages de la participation habitante :
La reconnaissance : « les gens se sentent dignes de parler. Participer avec des inclus, ça n’a pas d’intérêt. L’intérêt, c’est d’aller chercher les exclus, les jeunes, etc. ».
L’intelligence collective  : « chaque personne dans la salle peut apporter un élément de diagnostic, une idée ».
La relégitimation de l’arbitrage politique  : « construit sur la richesse des échanges, il est attendu et respecté ».
L’appropriation des projets : « La sécurité en donne le meilleur exemple. Elle se gère pour moitié par l’aménagement, pour moitié par un travail sur les comportements ». « Si les gens sont associés à la construction d’un schéma d’usage de la rue, deux ou trois acceptent de jouer le jeu au départ et des mécanismes vertueux se mettent en place avec une efficacité bien meilleure ».
Et la génération de « société civile » et de capacité tant individuelle que collective par la qualification des acteurs de la participation.

Sur le site internet de la commune (www.loos-en-gohelle.fr) - la commune a également ouvert un site dédié à la participation (www.citoyentic.fr) - on peut lire : « Loos-en-Gohelle a donc engagé son projet sur une approche systématiquement participative, la participation n’étant pas entendue comme un supplément d’âme, mais comme le fondement de l’action : celui qui garantit l’accord, l’adhésion du plus grand nombre, l’ancrage dans la réalité, l’efficacité. Cette approche, à laquelle la municipalité consacre des moyens importants (un mi-temps de fonctionnaire en plus des porteurs des différents projets, ainsi que l’accompagnement par un cabinet spécialisé) vise à construire une société ouverte, composée d’acteurs autonomes, responsables, et donc à créer une gouvernance « agglomérante », gage de lien social ».

Pour le CAUE, la concertation participe des missions d’accompagnement des projets et de sensibilisation au territoire et au cadre de vie qui sont les siennes. Les débats organisés autour des films Kaléidoscope et Portrait d’Ares, les mardis du CAUE et les autres actions de sensibilisation des élus, professionnels et, dans une moindre mesure, des habitants en témoignent.


*Commune de 7000 habitants, qui a engagé un important travail participatif sur l’après-charbon auquel elle s’est trouvée confrontée à la fermeture des mines.


mai 2017
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31 1 2 3 4

Matières à réflexion

La concertation : un projet politique

Le choix d’un type de concertation, voire d’absence de concertation, reflète la posture des élus face à « leur » population. Car la concertation se met au service de leur vision du territoire. Et la décision finale revient toujours à l’élu, qui ne doit toutefois pas tout attendre de la concertation. Quand ils participent, les habitants ne font pas le projet. Celui-ci relève toujours d’une maîtrise d’ouvrage et d’une maîtrise d’œuvre dont le travail est alimenté par les apports des habitants.

Maire de Loos en Gohelle (Pas de Calais)* et adepte depuis sa première mandature en 2001 d’un partage de la réflexion avec ses administrés, Jean-François Caron s’était exprimé devant plusieurs CAUE, lors d’un séminaire sur l’étalement urbain organisé par la FNCAUE   et le CAUE du Pas de Calais à l’automne 2009.

Il évoquait cinq avantages de la participation habitante :
La reconnaissance : « les gens se sentent dignes de parler. Participer avec des inclus, ça n’a pas d’intérêt. L’intérêt, c’est d’aller chercher les exclus, les jeunes, etc. ».
L’intelligence collective  : « chaque personne dans la salle peut apporter un élément de diagnostic, une idée ».
La relégitimation de l’arbitrage politique  : « construit sur la richesse des échanges, il est attendu et respecté ».
L’appropriation des projets : « La sécurité en donne le meilleur exemple. Elle se gère pour moitié par l’aménagement, pour moitié par un travail sur les comportements ». « Si les gens sont associés à la construction d’un schéma d’usage de la rue, deux ou trois acceptent de jouer le jeu au départ et des mécanismes vertueux se mettent en place avec une efficacité bien meilleure ».
Et la génération de « société civile » et de capacité tant individuelle que collective par la qualification des acteurs de la participation.

Sur le site internet de la commune (www.loos-en-gohelle.fr) - la commune a également ouvert un site dédié à la participation (www.citoyentic.fr) - on peut lire : « Loos-en-Gohelle a donc engagé son projet sur une approche systématiquement participative, la participation n’étant pas entendue comme un supplément d’âme, mais comme le fondement de l’action : celui qui garantit l’accord, l’adhésion du plus grand nombre, l’ancrage dans la réalité, l’efficacité. Cette approche, à laquelle la municipalité consacre des moyens importants (un mi-temps de fonctionnaire en plus des porteurs des différents projets, ainsi que l’accompagnement par un cabinet spécialisé) vise à construire une société ouverte, composée d’acteurs autonomes, responsables, et donc à créer une gouvernance « agglomérante », gage de lien social ».

Pour le CAUE, la concertation participe des missions d’accompagnement des projets et de sensibilisation au territoire et au cadre de vie qui sont les siennes. Les débats organisés autour des films Kaléidoscope et Portrait d’Ares, les mardis du CAUE et les autres actions de sensibilisation des élus, professionnels et, dans une moindre mesure, des habitants en témoignent.


*Commune de 7000 habitants, qui a engagé un important travail participatif sur l’après-charbon auquel elle s’est trouvée confrontée à la fermeture des mines.


MENTIONS LÉGALES NOUS CONTACTER LEXIQUE PLAN DU SITE FLUX RSS Extranet Facebook
CAUE 78 Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement des Yvelines
3 rue de Fontenay 78000 Versailles - T: 01 39 07 75 17