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CAUE 78 - Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement des Yvelines
juillet 2017
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Retour sur... Le Grand rendez-vous # 2. AG du CAUE au Pôle culturel la Lanterne de Rambouillet

Le CAUE a souhaité échanger sur le thème de "L’architecture, expression de la culture et vecteur d’intérêt public" pour fêter les 40 ans de la loi sur l’architecture. Et s’interroger sur une transformation du territoire centrée sur le sens de l’intérêt public. Toujours soucieux de tenir assemblée au sein de lieux de qualité, il proposait de découvrir le nouveau pôle culturel de Rambouillet, la Lanterne.

Découvrir les lieux, relier les histoires

Un haut hall. Un patio d’eau. Jeux de sonorités et de miroirs. La Lanterne accueille les premiers participants de l’assemblée générale du CAUE. La chaleur du jour ajoute une lenteur exotique. La visite est d’abord une traversée, de la place aux grands arbres à la rue arrière. Un coulissement des sols et des parois de béton ou de bois clair qui relient les deux bâtiments : le neuf, l’espace culturel La Lanterne, et le revu, la médiathèque Florian aérée, éclairée, modernisée (Lambert-Lenack, 2016). Une traversée suivie d’un glissement dans le temps, entre la poste en béton armé paré de briques (Joseph Bukiet, 1937), la façade initiale de la médiathèque (Bermond Porchon, 1990), où Carlo Scarpa a rendez-vous avec une discrète post-modernité, et le calcaire raffiné de l’entrée sur la place (Studio Milou, 2016). Puis une plongée dans le noir spacieux et velouté des amphithéâtres.
Une ascension enfin vers l’église (Anatole de Baudot, 1871) en majesté sur la terrasse de la Lanterne, un « plain ciel » strié d’herbes folles. La place porte le nom de Jacqueline Thome-Patenotre, dont le sixième mandat de maire a pris fin en 1983. Durant la Reconstruction, elle occupe le poste de sous secrétaire d’Etat au logement, en 1957.

Quand la Culture donne un nouveau cadre à l’architecture

D’août 1976 à Mars 1977, Françoise Giroud est secrétaire d’Etat à la culture. Elle entérine la loi sur l’architecture qui donne le jour aux CAUE et la création des DRAC  , préparées par son prédécesseur (Michel Guy). « Ce n’est pas en posant sur le sol, dans le désordre une collection d’objets architecturaux, fussent-ils beaux en eux-mêmes, que l’on peut organiser un cadre harmonieux. » écrit-elle.

Quand les équipements culturels font culture commune

Quarante ans plus tard, la Lanterne, la salle des fêtes de Garancières, le musée de Moisson et le pôle Molière des Mureaux, quatre projets yvelinois accompagnés par le CAUE, défilent à l’écran. De la régie arrivent les paroles des maires, architectes et usagers de ces équipements publics.

Relier l’architecture, le paysage et l’environnement…

Sur scène, Michel Racine, répond à Elisabeth Rojat-Lefebvre sur le lien entre architecture et cadre de vie, posant deux premiers mots qui parlent à tous : l’habitat et le jardin. Il s’agit de dessiner des projets « qui portent une attention majeure à la relation entre la maison et son jardin, entre le bâti et le paysage ». Jean-Christophe Quinton, reprend : « il faut cesser de voir l’architecte comme cet acteur compliqué, isolé, qui met des grains de sable… ».
Michel Racine rappelle l’enjeu essentiel du défi climatique à relever et un bel oublié des années 70 : l’habitat bioclimatique. Claude Jamati, maire de Bailly « Nous les maires, on fait de l’aménagement, on ne veut pas que les choses soient disjointes. »

…affaire de tous

« On est tous concernés par le paysage, l’architecture et l’urbanisme, des disciplines qui ne sont enseignées ni à l’école, ni au collège, ni au lycée », poursuit Jean-Christophe Quinton, « même si les CAUE aidés d’étudiants en architecture mènent depuis toujours des actions en milieu scolaire » rappelle Elisabeth Rojat-lefebvre. Se demandant quel public touchent leurs livres respectifs, ils évoqueront aussi Beaubourg, dont personne ne voulait au départ, une « prise de risque architecturale et urbaine » pour combler le déficit d’espaces ouverts au cœur de Paris, un pari toujours plébiscité quarante ans plus tard. Les points d’entente sont nombreux : l’importance de la formation « aux situations » des architectes et l’entraînement de leur capacité d’écoute, et de conviction. « Il faut arriver à convaincre les habitants et à les entendre », précisera Philippe Benassaya, président du CAUE et maire de Bois d’Arcy.
Sont abordés ensuite la sensibilisation au cœur des pratiques du CAUE, le développement d’une architecture non savante, qui fait le plus possible avec peu et n’a pas besoin d’être expliquée. « Simple et belle comme une chapelle de Peter Zumthor », dira Jean-Christophe Quinton.

Préparer, accueillir l’architecture

D’autres témoins, présents ou représentés, défilent. Parmi eux :
Hannah Arendt : « Aucune activité ne peut prétendre à l’excellence, si le monde ne procure pas un terrain convenable à son exercice »
Sylviane Saget, architecte de la salle des fêtes de Garancières, « C’est important pour nous d’arriver, comme à Garancières avec le CAUE, quand les choses ont déjà été préparées, où le programme est bien monté »
Paul Trouilloud, chef de l’unité départementale de l’architecture et du patrimoine des Yvelines (UDAP)
« Il s’agit d’un peu de courtoisie. Pas de pousse-toi de là, je vais faire un truc ! L’architecture est l’art des rapports d’échelle et de la transition des échelles à l’arrivée de nouveaux éléments. »

Connaître pour apprécier

Jean-Pierre Pioger, de l’Agence des Espaces Verts avec laquelle le CAUE entretient une collaboration de longue date : « les CAUE m’ont fait découvrir l’architecture, comprendre qu’un nouvel élément peut devenir un marqueur de territoire ».
Bruno Zévi, évoqué par Michel Racine Pour son « Apprendre à voir l’architecture ». Un titre retraduit par le CAUE en « Voir et comprendre l’architecture », une formation proposée avec le CAUE 75.

« Pour aimer, il faut connaître » : Ovide aussi est à la Lanterne.

« C’est notre travail, conclut Elisabeth Rojat-Lefebvre, faire comprendre pourquoi on construit, faire en sorte qu’un bâtiment soit regardé d’un autre œil, cela donne de la valeur aux choses. »

Anne Demerlé-Got

- Programme et invitation (PDF - 852 ko)
- Dans la presse locale, un article dans Les Nouvelles du 24 mai 2017 : Ces lieux culturels innovants du département (PDF - 27 Mo)
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